8 juillet 2008, 7 h 29 min
La convergence entre objets technologiques et naturels à l’échelle du micro et du nanomètre est soulignée depuis longtemps, y compris par Stanley Fields dont la déclaration est devenue célèbre :
Because technology provides the tools and biology the problems, the two should enjoy a happy marriage.
Ce qui peut être librement traduit par :
Le vivant ayant apporté les problèmes et la technologie ayant fourni les outils pour les résoudre, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.
Bien que cette affirmation soit extrêmement réductrice, biologie et technologie vivent réellement une grande histoire d’amour, et j’en ai fait l’expérience durant les trois dernières années. Mon travail de doctorat a été très interdisciplinaire et je souhaitais dédier une section de ma thèse à la gratification que l’on retire à travailler au carrefour de la biologie, la chimie, la physique et la technologie, même si ce n’est pas sans efforts. Puisqu’une image vaut mille mots, j’ai construit une frise comparative de plusieurs objets biologiques et réalisations technologiques de référence à l’échelle du micro- et du nanomètre. La plupart des images utilisées pour l’assemblage étaient partagées sur Wikimedia Commons et j’ai réalisé les autres moi-même.

Comparaison des échelles biologique et technologique.
Il s’agit d’une image vectorielle SVG, ce qui signifie qu’elle peut être redimensionnée à volonté sans perte de qualité ou pixellisation. Ce travail est publié sous une licence Creative Commons Paternité Partage à l’identique, ce qui signifie que vous êtes libre de l’utiliser, la modifier et la redistribuer pour tout usage tant que vous indiquez clairement les auteurs et que vous redistribuez les éventuels travaux dérivés sous la même licence.
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Notes
7 février 2008, 20 h 18 min

Aperçu du poster
En Janvier, j’ai participé à la conférence Biodevices à Funchal (Madère). Biodevices est le nom court de l’International conference on biomedical electronics and devices. J’y ai présenté un poster intitulé Thermoresponsive polymer-based microdevice for nano-liquid chromatography. Nous aurions de loin pu soumettre une présentation plutôt qu’un poster, mais mes directeurs avaient un autre avis.
J’ai réutilisé le graphisme fait avec Scribus pour MicroTAS 2007 et j’en ai fait un poster assez sympathique que je partage maintenant avec vous. Certains lecteurs PDF peuvent avoir quelques difficultés à afficher ce fichier car il utilise la transparence et des calques. Je recommande d’utiliser la dernière version d’Adobe Reader.
Comme d’habitude, tout le poster (sauf les logos en haut et l’en-tête) est distribué sous une licence Creative Commons Paternité Partage à l’identique, ce qui signifie que vous êtes libre de l’utiliser, le modifier et le redistribuer pour tout usage tant que vous indiquez clairement que j’en suis l’auteur et que vous redistribuez les éventuels travaux dérivés sous la même licence.
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21 décembre 2007, 21 h 41 min
Je travaille actuellement au LAAS-CNRS (Laboratoire d’analyse et d’architectures des systèmes) à Toulouse (France). Le laboratoire a récemment subi de gros travaux d’extension avec la construction de deux nouveaux bâtiments, dont l’un héberge la toute nouvelle centrale de technologie micro-électronique. Il s’agit principalement d’une salle blanche de 1500 m² utilisée pour la réalisation et l’assemblage de micro- et nanosystèmes dans un environnement dénué de poussières.
Inauguration
Cette nouvelle salle blanche a été récemment inaugurée par les élus locaux. En tant que photographe officiel pour cet évènement, j’ai également eu l’opportunité de prendre quelques photos de la centrale de technologie elle-même et des équipements. J’ai placé ces photos sous une licence libre et je les ai téléchargées sur Wikimedia Commons, la médiathèque libre.

Cérémonie d'inauguration
Galerie d’exemples
Toutes ces images peuvent en particulier servir à illustrer les articles de Wikipedia sur ce sujet, comme par exemple Oxydation thermique ou Dépôt chimique en phase vapeur assisté par plasma (PECVD). Dès qu’un fichier multimédia est ajouté à Wikimedia Commons, il peut être utilisé sur tous les sites collaboratifs hébergés par Wikimedia, comme Wikipedia en russe ou en japonais.

Cuves de gravure

Machines d'alignement sous lumière inactinique

Appareil d'épitaxie à jets moléculaires
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14 octobre 2007, 21 h 15 min
J’ai récemment participé à la conférence internationale MicroTAS à Paris. MicroTAS (connu également sous le nom de « µTAS ») est le nom court de l’International conference on biomedical electronics and devices. J’y ai présenté un poster intitulé Electrokinetic mixers based on stimuli-responding surfaces. J’étais également le photographe officiel de la conférence (je posterai quelques photos plus tard).
Outils
La plupart de mes collègues (sinon tous) utilisent PowerPoint pour réaliser leurs posters. Outre le fait que c’est un logiciel propriétaire et coûteux, il en reste également un programme de présentation créé pour… faire des présentations. Un poster n’est pas une présentation et il existe pour cela des outils bien plus appropriés tels que des logiciels de PAO.
J’utilise un logiciel libre de PAO baptisé Scribus depuis quelque temps maintenant et je ne jure que par lui. Scribus supporte les calques, possède un très bon système de gestion des couleurs et propose une fonctionnalité d’export PDF d’excellente qualité; il a même supporté l’export en PDF/X-3 avant tout autre logiciel (propriétaire ou non).
La Grande Vague
Les « sessions poster » des conférences internationales sont la plupart du temps soporifiques. Les chercheurs oublient souvent que les scientifiques qui assistent à une conférence ont très peu de temps à consacrer aux posters. J’ai donc décidé d’utiliser un design original pour attirer les visiteurs, à qui je pourrais ensuite vanter mes résultats de recherche. Le sujet de mon poster était une nouvelle méthode de création de vagues dans des microcanaux en utilisant des mélangeurs basés sur des polymères. En naviguant dans la catégorie « Waves » (« vagues ») de Wikimedia Commons, la médiathèque libre, je me suis rappelé de cette vieille peinture japonaise intitulée La Grande Vague de Kanagawa. J’ai trouvé une version en haute résolution et je l’ai utilisée comme image de fond pour mon poster A0 poster.

Copie de « La Grande Vague de Kanagawa »

Aperçu du poster
Conclusion : l’apparence compte
Bien entendu, mon poster a reçu bien plus d’attention que ses voisins. Les chercheurs asiatiques, en particulier, l’ont trouvé particulièrement original, et ils représentaient une portion non négligeable des visiteurs. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, dit le proverbe. C’est également vrai pour la communication scientifique : on obtient beaucoup plus d’attention de la part des chercheurs en créant des documents originaux et attractifs plutôt qu’en utilisant des documents ennuyeux et mal conçus.
Il est à vous !
La version PDF haute-resolution du poster est disponible au téléchargement ci-dessous. Certains lecteurs PDF peuvent rencontrer des difficultés à afficher ce fichier, car il utilise la transparence et des calques. Je conseille d’utiliser la dernière version d’Adobe Reader.
Comme d’habitude, tout le poster (sauf les logos en haut et l’en-tête) est distribué sous une licence Creative Commons Paternité Partage à l’identique, ce qui signifie que vous êtes libre de l’utiliser, le modifier et le redistribuer pour tout usage tant que vous indiquez clairement que j’en suis l’auteur et que vous redistribuez les éventuels travaux dérivés sous la même licence.
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